🔎 Dingo (Disney) - DĂ©finition et Explications

🔎 Dingo (Disney) - DĂ©finition et Explications
05/12/2022 Par acomputer 163 Vues

🔎 Dingo (Disney) - DĂ©finition et Explications

Introduction

Dingo
Dingo en train de porter Minnie

Nom originalGoofy Goof
EspĂšce (Dans les sciences du vivant, l’espĂšce (du latin species, « type »...)Chien (Le chien (Canis lupus familiaris) est un mammifĂšre domestique de la famille des canidĂ©s,...) anthropomorphe
Sexe (Le mot sexe dĂ©signe souvent l'appareil reproducteur, ou l’acte sexuel et la...)Masculin
1re apparitiondans25 mai 1932Mickey's Revue
Univers (L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe et les lois qui le régissent.) DisneyMickey Mouse (Mickey Mouse est tout d'abord un personnage de dessin animé, créé en 1928, aprÚs que Walt...)
Lieu de résidence (Le nom de résidence est donné à un ensemble de voies souvent qui forment une boucle ayant la...)Mickeyville
AliasSuper Dingo(Super Goof en VO)

Dingo (en anglais Goofy Goof ou simplement Goofy) est un personnage de fiction de l'univers de Mickey Mouse créé par la Walt Disney Company (La multinationale Walt Disney Company a été créée en 1923 par Walt Disney. C'est aujourd'hui...) en 1932. Ce chien anthropomorphe est l'un des meilleurs amis de Mickey. Sa principale caractéristique est sa grande maladresse. Pour le décrire, le réalisateur Jack Hannah le qualifie de « Simplet » et Dave Smith, l'archiviste de Disney, parle de « stupidité associée à un bon fond ».

AprĂšs une carriĂšre aux cĂŽtĂ©s de Mickey et de Donald, il a Ă©tĂ©, dans les annĂ©es 1940 Ă  1960, le hĂ©ros de sa propre sĂ©rie ainsi que de la sous-sĂ©rie Comment faire... Dingo est aussi connu pour ses rĂŽles d'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espĂšce appelĂ©e Homme moderne (Homo...) moyen ayant mĂȘme un fils et ainsi que pour les courts mĂ©trages oĂč la population est constituĂ©e de dĂ©clinaisons du personnage.

En 1954, on lui a adjoint un neveu, Gilbert, puis, en 1979, un cousin mis en avant par Disney dans des campagnes de promotions principalement liées au sport, et repris en bandes dessinées, Sport Goofy. Cependant, dans les années 2000, les deux personnages ne forment plus qu'un, comme c'est le cas dans certains gags d'origine française publiées dans Le Journal de Mickey.

À partir des annĂ©es 1990, Dingo devient (Ă  nouveau) pĂšre dans une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e dans laquelle son fils se prĂ©nomme Max. Mais rien ne prĂ©cise qui sont les mĂšres respectives de ses fils. Cette sĂ©rie des annĂ©es 1990 a Ă©tĂ© prolongĂ©e par deux longs mĂ©trages : Dingo et Max (1995) et Dingo et Max 2: Les Sportifs de l'extrĂȘme (2000).

Historique

1932-1934 : Dippy Dawg devient le « Goof »

La naissance de Dippy Dawg

Dingo apparaĂźt pour la premiĂšre fois dans le court mĂ©trage Mickey's Revue, le 25 mai 1932. RĂ©alisĂ© par Wilfred Jackson, ce court mĂ©trage met en scĂšne Mickey, Minnie Mouse (Minnie Mouse est un personnage de dessin animĂ© qui fait partie de l'univers de Mickey Mouse. Elle...), Horace Horsecollar et Clarabelle Cow qui se produisent en concert. Parmi les spectateurs se trouve un chien, dont le comportement grossier et bruyant irrite rapidement ses voisins qui finissent par l'assommer. Son rire caractĂ©ristique, inventĂ© par le comĂ©dien Pinto Colvig, le distingue de ses voisins ayant aussi un aspect canin. Pour Flora O'Brien, ce personnage ne fait que « rire mais de maniĂšre assez mĂ©morable pour ĂȘtre remarquĂ© par Walt ».

Cette version primitive de Dingo tranche avec ce que deviendra le personnage : c'est un vieux monsieur pourvu d'un pince-nez carrĂ© (Un carrĂ© est un polygone rĂ©gulier Ă  quatre cĂŽtĂ©s. Cela signifie que ses...), d'une barbichette et d'une queue touffue, qui ne porte encore ni pantalons, ni sous-vĂȘtements. Walt Disney (Walter Elias Disney dit Walt (nĂ© le 5 dĂ©cembre 1901 Ă  Chicago, Illinois - mort le 15 dĂ©cembre...) et son Ă©quipe furent impressionnĂ©s par son rire rauque et dĂ©cidĂšrent de le rĂ©utiliser. Il ne faut pas perdre de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la rĂ©ception et...) que l'un des traits caractĂ©ristiques des films d'animation (L'animation consiste Ă  donner l'illusion du mouvement Ă  l'aide d'une suite d'images. Ces images...) de Disney est la « personnalitĂ© d'animation », l'ensemble (En thĂ©orie des ensembles, un ensemble dĂ©signe intuitivement une collection...) des petits Ă©lĂ©ments composant la gestuelle, le caractĂšre du personnage et le rendant plus humain. Les caractĂ©ristiques de ce personnage Ă©taient une base pour un hĂ©ros rĂ©current.

On retrouve ensuite Dippy Dawg dans le court métrage The Whoopee Party, sorti le 17 septembre 1932, gardant son rire. Le personnage de Dippy fait quatre apparitions cinématographiques durant l'année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évÚnement lié...) 1932 et deux autres en 1933. Il constitue alors un second rÎle supplémentaire récurrent et non un membre permanent de la bande à Mickey, état de fait qui d'aprÚs John Grant serait dû à la présence d'un autre chien, Pluto.

Ces premiĂšres apparitions ne prĂ©sentent pas encore les caractĂ©ristiques Ă  venir de Dingo, dont la principale, la gĂ©nĂ©ration du chaos. Steve Hulett, retranscrit par John Grant et Flora O'Brien, indique que « dans The Whoopee Party, Dingo aide Mickey Ă  prĂ©parer un repas de fĂȘte dans la cuisine (La cuisine est l'ensemble des techniques de prĂ©paration des aliments en vue de leur...) et le fait sans anicroche. Ses caractĂ©ristiques de maladresse et sa naĂŻvetĂ© ne sont pas encore totalement dĂ©couvertes. [Au contraire], en 1942 dans L'Anniversaire de Mickey, il est capable de dĂ©truire la cuisine, le gĂąteau et la fĂȘte d'une seule main (La main est l’organe prĂ©hensile effecteur situĂ© Ă ...), le tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprĂ©tĂ© comme le monde ou...) avec une parfaite innocence et bonne humeur. »

En bande dessinĂ©e, les comic strips de Mickey Mouse dessinĂ©s par Floyd Gottfredson, ayant repris les publications en 1932 aprĂšs le dĂ©part d'Ub Iwerks, mettaient gĂ©nĂ©ralement en scĂšne la vie (La vie est le nom donnĂ© :) quotidienne de Mickey Mouse. À partir du 8 janvier 1933, Gottfredson reprend le personnage dans les strips hebdomadaires et le baptise Dippy Dawg. Ce personnage est proche de celui des films par certaines caractĂ©ristiques physionomiques. Avant d'ĂȘtre l'un des proches de Mickey, Gottfredson fait de Dippy un voisin encombrant puis il lui accorde une place plus importante.

La production de comics de Disney Ă  cette Ă©poque est dĂ©coupĂ©e en plusieurs parties, les deux plus importantes Ă©tant les strips quotidiens (lundi au vendredi) et les hebdomadaires (dimanche). Dippy est donc d'abord apparu dans les strips hebdomadaires mais il rejoint rapidement ceux quotidiens. La premiĂšre histoire (Les Histoires ou l'EnquĂȘte (en grec ancien...) quotidienne oĂč apparaĂźt Dippy comme un proche de Mickey, partageant ses aventures, est Mickey et les Trois Voleurs, publiĂ©e du 9 octobre 1933 au 9 janvier 1934. Il apparaĂźt ensuite rĂ©guliĂšrement dans les histoires comme un personnage secondaire.

Le « Goof »

L'année 1934 marque le début d'un tournant dans la carriÚre de Dingo. Il fait désormais partie de la « bande de Mickey » aux cÎtés de Minnie Mouse, Pluto, Clarabelle Cow et Horace Horsecollar mais à la différence des deux derniers, il est un peu plus qu'un second rÎle et est promis à plus encore.

Dans Le Gala des orphelins, sorti le 11 aoĂ»t 1934, il est officiellement surnommĂ© « Goofy » (ce qui veut dire en anglais : dingue) et devient un membre rĂ©gulier du gang aux cĂŽtĂ©s d'autres nouveaux venus : Donald Duck et Clara Cluck. Son nom officiel reste Dippy Dawg. Mais au sein mĂȘme des studios de Disney, on parle du personnage du Goof et non de Dippy Dawg.

C'est aussi cette annĂ©e-lĂ  qu'Art Babbitt Ă©crit ce qui pourrait ĂȘtre nommĂ© un « manifeste » pour Dingo. Il dĂ©clare : « À mon avis (Anderlik-Varga-Iskola-Sport (Anderlik-Varga-Ecole-Sport) fut utilisĂ© pour dĂ©signer un...), le Goof a Ă©tĂ© pour le moment un personnage de cartoon pauvre Ă  cause Ă  la fois de son physique (La physique (du grec φυσÎčς, la nature) est Ă©tymologiquement la...) et de sa mentalitĂ© expressive qui sont indĂ©finis et intangibles... Sa seule caractĂ©ristique qui l'identifiait auparavant Ă©tait sa voix. » Cet Ă©crit a semble-t-il Ă©tĂ© entendu et mis en application l'annĂ©e suivante. Art Babbitt n'est pas Ă  son premier fait d'arme avec ce manifeste. En 1932, lorsqu'il avait quittĂ© la cĂŽte est des États-Unis pour entrer aux Studios Disney en Californie, il avait proposĂ© Ă  Walt Disney de « travailler trois mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une pĂ©riode de temps...) gratuitement et ensuite soit de le licencier soit de le payer ce qu'il mĂ©ritait ».

1935-1937 : Le trio Mickey, Donald et Dingo

Mickey's Service Station rĂ©alisĂ© par Ben Sharpsteen le 16 mars 1935 marque la premiĂšre aventure du trio Mickey/Donald/Goofy ainsi que la mise en application des remarques d'Art Babbitt. Ce film marque une Ă©tape importante dans la vie de Dingo. L'arrivĂ©e d'Art Babbitt insuffle au personnage un nouveau souffle en lui donnant de nouvelles caractĂ©ristiques. Dingo endosse alors un nouveau schĂ©ma de personnalitĂ©, rĂ©utilisĂ© durant les annĂ©es suivantes. Dans ce film, Dingo est un mĂ©canicien confrontĂ© Ă  la rĂ©paration d'un moteur (Un moteur (du latin mƍtor : « celui qui remue ») est un dispositif...). Alors qu'il est grimpĂ© sur le moteur et passe son bras Ă  travers la mĂ©canique (Dans le langage courant, la mĂ©canique est le domaine des machines, moteurs, vĂ©hicules, organes...), sa main le touche par derriĂšre mais Dingo, aprĂšs plusieurs tentatives et un coup de marteau (marteau peut faire rĂ©fĂ©rence Ă  :), s'aperçoit que c'est lui-mĂȘme. D'aprĂšs John Grant, c'est grĂące Ă  cette scĂšne que « Dingo a enfin dĂ©veloppĂ© son art glorieux de prendre le plus de temps (Le temps est un concept dĂ©veloppĂ© par l'ĂȘtre humain pour apprĂ©hender le...) possible pour rĂ©aliser le moins possible ». Mais pour que Babbitt puisse prendre cette scĂšne en charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) reprĂ©sente ce qui est effectivement...), il aurait passĂ© (Le passĂ© est d'abord un concept liĂ© au temps : il est constituĂ© de l'ensemble...) un marchĂ© avec Walt Disney, s'obligeant Ă  travailler sur une scĂšne avec Pat Hibulaire (Pat Hibulaire (Peg-Leg Pete, Black Pete ou tout simplement Pete en version originale) est un...), personnage qu'il dĂ©testait.

Ce trio est baptisĂ© par Flora O'Brien les « trois mousequetaires » (« three mouseketeers »), jeu de mot avec souris (Le terme souris est un nom vernaculaire ambigu qui peut dĂ©signer, pour les francophones, avant...) et mousquetaires. Leurs aventures sont toutes basĂ©es sur le mĂȘme modĂšle, qualifiĂ© de « structure rigide » par John Grant : confrontĂ©s Ă  une sĂ©rie de problĂšmes, ils tentent de trouver une solution en agissant tous les trois de façon sĂ©parĂ©e, selon leur caractĂšre, et la conclusion les rĂ©unit, souvent Ă  leurs dĂ©pens. Dingo a en plus la particularitĂ© de rencontrer des objets normalement inanimĂ©s qui prennent vie et deviennent ses ennemis jusqu'Ă  ce que Dingo s'Ă©tonne simplement de la situation (En gĂ©ographie, la situation est un concept spatial permettant la localisation relative d'un...).

🔎 Dingo (Disney) - DĂ©finition et Explications

L'archĂ©type de cette structure est Le DĂ©mĂ©nagement de Mickey (1936) oĂč chacun dĂ©mĂ©nage ce qu'il peut. Mickey officie dans le salon, Donald dans la chambre Ă  l'Ă©tage, et Dingo se bat avec un piano entre la cuisine et son camion (Le camion est un vĂ©hicule routier de plus de 3,5 tonnes, destinĂ© Ă  transporter des...) garĂ© dans la cour. Le piano est ici plus qu'animĂ©, il est vivant et Dingo met du temps Ă  s'en rendre compte. Cette caractĂ©ristique du piano rejoint les objets vivants des Silly Symphonies et est devenue rĂ©currente des productions de Disney.

Il arrive rĂ©guliĂšrement que Donald et Dingo interagissent comme dans Mickey patine (1935) ou Chasseurs d'Ă©lans (1937). Les deux personnages se rencontrent alors dans leurs pĂ©ripĂ©ties, mais cela semble s'intĂ©grer Ă  la structure de la sĂ©rie. Dans Mickey patine, Dingo tente de pĂȘcher (Le pĂȘcher (Prunus persica (L.) Batsch) est une espĂšce d'arbre fruitier de la famille des...) Ă  travers un trou percĂ© dans la glace (La glace est de l'eau Ă  l'Ă©tat solide.) de l'Ă©tang (Un Ă©tang (estang, latin stagnum) est une Ă©tendue d'eau stagnante, peu profonde, de surface...). Il utilise alors comme appĂąt du tabac chiquĂ©, technique dĂ©jĂ  utilisĂ©e par Julius dans Alice's Fishy Story (1924), mais reste bredouille jusqu'Ă  ce qu'il attrape quelque chose qui s'avĂšre ĂȘtre Donald Duck. Dans Chasseurs d'Ă©lans (1937) ils coopĂšrent, enfilant ensemble une tenue d'Ă©lan femelle (En biologie, femelle (du latin « femella », petite femme, jeune femme) est le...) pour attirer des mĂąles dans le viseur de Mickey.

En bande dessinée, dans Mickey et l'Autruche (1936), Dippy obtient le surnom de « Goofy », plus affectionné par le public.

Les courts mĂ©trages Nettoyeurs de pendules, sorti le 15 octobre 1937, et Les Revenants solitaires, sorti le 24 dĂ©cembre 1937, sont souvent considĂ©rĂ©s comme les meilleurs Ă©pisodes des courts mĂ©trages du trio. Dans Nettoyeurs de pendules, d'aprĂšs Flora O'Brien, Dingo vole la vedette Ă  Donald et Mickey dans des sĂ©quences qui sont un film dans le film, culminant par une scĂšne oĂč il est suspendu aux aiguilles de l'horloge, rappelant Harold Lloyd dans Monte lĂ -dessus ! (1923). Dans Les Revenants solitaires, le trio, constituĂ© en « sociĂ©tĂ© d'extermination de fantĂŽmes Ajax » (prĂ©curseurs en quelque sorte des « Ghostbusters »), est engagĂ© pour nettoyer une maison (Une maison est un bĂątiment de taille moyenne destinĂ© Ă  l'habitation d'une famille,...) hantĂ©e de ses encombrants habitants. Dingo y prononce une de ses rĂ©pliques les plus mĂ©morables : « I'm brave but I'm careful » (« Je suis courageux mais je suis prudent ! »). Il dit aussi en voyant un fantĂŽme dans un miroir (Un miroir est un objet possĂ©dant une surface suffisamment polie pour qu'une image s'y forme...) au lieu de son reflet (Un reflet est, en physique, l'image virtuelle formĂ©e par la rĂ©flexion spĂ©culaire...) « Je n'avais jamais su que j'Ă©tais si beau ». OĂč est donc la vĂ©ritĂ© ?

Lorsqu'en 1937, Donald Duck obtient, à la suite de son succÚs, sa propre série, Disney n'autorise alors plus Gottfredson à utiliser Donald dans les histoires de Mickey Mouse en bandes dessinées. Privé d'un personnage important, Dingo reste donc comme seul adjuvant (Un adjuvant est quelque chose ou quelqu'un qui aide à l'accomplissement d'un processus.) de Mickey, les deux univers (souris de Mickeyville et canards de Donaldville) se croiseront de plus en plus rarement.

1938-1940 : Duos et début en solo

Ce n'est qu'en 1938 que le nom Dippy Dawg disparaßt totalement des comics, le titre du livre The Story of Dippy the Goof donne au personnage un nouveau nom mais dans les dessins animés, le surnom devient alors officiellement Goofy the Goof. Il adopte en France le nom de Dingo en 1937, nom qui restera le sien pour le reste de sa carriÚre (Cf ). En 1939, le nom de Goofy Goof est officialisé dans le premier court métrage de la série homonyme.

Au cours de la sĂ©rie, le rĂŽle de Mickey diminue progressivement au profit de ses camarades pour une simple raison : entre Donald le frustrĂ© et Dingo le rĂȘveur, Mickey apparaĂźt vite comme celui qui doit garder les pieds sur terre (La Terre est la troisiĂšme planĂšte du SystĂšme solaire par ordre de distance...) et il est donc difficile de lui confier des gags. Trappeurs arctiques, sorti le 17 juin 1938, marque ainsi la premiĂšre aventure de Dingo et Donald sans Mickey. PropriĂ©taires de la « Donald and Goofy Trapping Co. », nos hĂ©ros chassent - sans succĂšs on s'en doute - le morse au PĂŽle Nord (Le pĂŽle Nord gĂ©ographique terrestre, ou simplement pĂŽle Nord, est le point le plus...). Toutefois ce film est encore labellisĂ© dans la sĂ©rie Mickey Mouse. Mickey est cependant de retour dans Chasseurs de baleines, sorti le 19 aoĂ»t 1938, qui marquera la derniĂšre prestation du trio Ă  l' « Ăšre classique ».

Dingo et Wilbur, réalisé par Dick Huemer et sorti le 17 mars 1939, constitue la premiÚre aventure de Dingo en solo et le début de sa propre série. Ce film met ensemble et en parallÚle les destins de Dingo et de Wilbur, son animal de compagnie (Un animal de compagnie est un animal recevant la protection de l'homme en échange de sa...), un criquet. Les deux compÚres doivent lutter contre une succession de malchance.

CÎté bande dessinée, Dingo est plutÎt en duo avec Mickey. Entre 1938 et 1942, il participe comme le meilleur ami de Mickey à sept longues histoires. Il est alors :

Les années 1940-1950 : Les séries de Dingo

La série « Dingo »

Dans les annĂ©es 1940 et 1950, Dingo poursuit sa carriĂšre sous sa propre sĂ©rie qui comprend 58 courts mĂ©trages sortis entre 1939 et 1965. Cette crĂ©ation d'une sĂ©rie dĂ©coule de plusieurs faits, comme l'arrĂȘt des Silly Symphonies, le ralentissement (Le signal de ralentissement (de type SNCF) annonce une aiguille (ou plusieurs) en position dĂ©viĂ©e...) des Mickey Mouse - par manque de possibilitĂ©s scĂ©naristiques - mais aussi d'un redĂ©ploiement, voulu par Walt, des animateurs en Ă©quipes sĂ©parĂ©es et spĂ©cialisĂ©es sur des personnages. Cette rĂ©partition, en plus d'ĂȘtre financiĂšrement plus Ă©conomique, permet aussi une meilleure qualitĂ© sur chaque personnage ; Donald est ainsi confiĂ© Ă  Jack Hannah et Jack King, Pluto Ă  Norman Ferguson et Nick Nichols, Mickey Ă  Bill Roberts et Riley Thomson, tandis que Jack Kinney prend en charge Dingo.

Officiellement, il n'y existe que deux sĂ©ries avec Dingo, rĂ©alisĂ©es parallĂšlement, mais il est possible de dĂ©couper cette pĂ©riode selon plusieurs axes qui s'entremĂȘlent :

Flora O'Brien indique que le Dingo des années 1940 est « moins arrondi (Un arrondi d'un nombre est une valeur approchée de ce nombre obtenue, à partir de son...) aux angles, moins hébété et avec un sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but...) du comique de rapidité plus large ». Il mÚne aussi une carriÚre presque exclusivement en solo.

La série « Comment faire... »

Au dĂ©but des annĂ©es 1940, Jack Kinney propose une nouvelle Ă©volution pour Dingo : il souhaite lui donner un rĂŽle plus docte et lui offrir ainsi une vaste source de scĂ©narii. AprĂšs une rĂ©ception enthousiaste de la part de Walt Disney, il met en chantier un court mĂ©trage. En 1941, dans Comment faire de l'Ă©quitation intĂ©grĂ© au film-documentaire Le Dragon rĂ©calcitrant, Dingo dĂ©bute sa nouvelle carriĂšre, celle de la sous-sĂ©rie des Comment faire... (How to...). Mais comme le fait remarquer Jack Kinney citĂ© (La citĂ© (latin civitas) est un mot dĂ©signant, dans l’AntiquitĂ© avant la...) par Flora O'Brien et repris par John Grant, Dingo fait ici montre de « la plus ridicule façon de chevaucher depuis que l'homme a enjambĂ© un canasson prĂ©historique ».

AprĂšs ce premier apprentissage (L’apprentissage est l'acquisition de savoir-faire, c'est-Ă -dire le processus...), plusieurs autres films de Dingo ont aussi un caractĂšre initiatique ou Ă©ducatif. Dans ces films, Dingo parle peu et un narrateur assure le commentaire, toutefois il y pousse (Pousse est le nom donnĂ© Ă  une course automobile illĂ©gale Ă  la RĂ©union.) rĂ©guliĂšrement son fameux cri (de douleur ?) : le « Goofy holler ». Toutefois les traductions en français ont souvent fait disparaĂźtre le How to... d'origine. John Grant explique que le narrateur, John McLeish, artiste (Est communĂ©ment appelĂ©e artiste toute personne exerçant l'un des mĂ©tiers ou activitĂ©s...) de Disney mais Ă  la voix proche de celle de John Barrymore qu'il imitait pour faire rire ses collĂšgues, a Ă©tĂ© employĂ© afin de compenser partiellement le manque engendrĂ© par le dĂ©part (temporaire) de Pinto Colvig. Pour ses premiers enregistrements, Jack Kinney lui aurait laisser sciemment croire, aprĂšs lui avoir demandĂ© d'ĂȘtre le plus sĂ©rieux possible, qu'il enregistrait des textes Ă©ducatifs.

De nombreux courts mĂ©trages de Dingo crĂ©Ă©s aprĂšs le lancement de la sous-sĂ©rie Comment faire... peuvent en ĂȘtre rapprochĂ©s. John Grant dĂ©finit ainsi le film A Knight for a Day (1946) comme une variante sur la chevalerie. On peut ainsi noter Foul Hunting (1947), sur la pĂȘche, ou They're Off (1948), sur les courses de chevaux, mais il semble que comme le cĂŽtĂ© comique a pris le dessus sur l'Ă©ducatif, les courts mĂ©trages n'ont pas Ă©tĂ© associĂ©s. Ce type de films a perdurĂ© tout au long de la production des Dingo avec par exemple Dingo fait de la natation (Aquamania, 1961). Ce sont ces films que John Grant assimile Ă  des films Ă  caractĂšre « initiatique ou Ă©ducatif », les films sportifs n'Ă©tant qu'une dĂ©clinaison du thĂšme.

La Seconde (Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement aprÚs le premier ou qui...) Guerre mondiale

Comme la plupart des personnages des courts métrages de Disney, Dingo a été utilisé durant la Seconde Guerre mondiale comme insigne pour des troupes américaines. Malgré sa mauvaise prestation comme mécanicien en 1935 dans Mickey's Service Station, il est devenu l'insigne du 374e escadron d'entraßnement bimoteurs.

Il participe comme Donald à l'« effort de guerre » avec des films de propagande (La propagande désigne la stratégie de communication, dont use un pouvoir (ou un parti) politique...) comme Victory Vehicles (1943), appelant à l'économie de carburant (Un carburant est un combustible qui alimente un moteur thermique. Celui-ci transforme...).

Durant la pĂ©riode 1941-1946, Dingo est prĂ©sent dans 28 films, Mickey dans 16 et Donald dans 60. En comparant ces chiffres, Flora O'Brien constate que Donald Duck est le « grand hĂ©ros de Disney pour cette pĂ©riode », Mickey « sous un soleil (Le Soleil (Sol en latin, Helios ou ΉλÎčÎżÏ‚ en grec) est l'Ă©toile...) couchant » et Dingo un « artiste accompli ». Le personnage poursuit sa carriĂšre avec les nombreux courts mĂ©trages de la sous-sĂ©rie Comment faire... et aussi dans quelques sĂ©quences de longs mĂ©trages tels que El Gaucho Goofy, troisiĂšme partie du long-mĂ©trage Saludos Amigos, faisant ainsi partie de l'Ă©quipe envoyĂ©e au cĂŽtĂ© de Walt Disney en AmĂ©rique (L’AmĂ©rique est un continent sĂ©parĂ©, Ă  l'ouest, de l'Asie et...) du Sud (Le sud est un point cardinal, opposĂ© au nord.). Ce court mĂ©trage pose Dingo en gaĂșcho dans la pampa, rappelant le film The Gallopin' Gaucho avec Mickey, sorti en 1928.

Quelques autres courts mĂ©trages lui permettent aussi de marcher sur les traces (TRACES (TRAde Control and Expert System) est un rĂ©seau vĂ©tĂ©rinaire sanitaire de...) de Mickey Mouse ou des Alice Comedies en explorant le monde (Le mot monde peut dĂ©signer :). On peut citer Tiger Trouble (1945) en Inde et Dingo et le lion (1951) en Afrique (D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les Ăźles,...), Two Gun Goofy (1952) au Farwest (rappelant Two-Gun Mickey) de 1934) et Dingo torĂ©ador (1953) en Espagne.

Dingo, le sport et « M. Tout-le-monde »

Au sein de la sous-sĂ©rie, le film How to Play Baseball (1942) inaugure un procĂ©dĂ© narratif oĂč tous les personnages du film sont des variantes du personnage principal. Dingo gagne ainsi une Ă©paisseur psychologique en endossant le stĂ©rĂ©otype de « M. Tout-le-monde » aux prises avec quantitĂ© (La quantitĂ© est un terme gĂ©nĂ©rique de la mĂ©trologie (compte, montant) ; un scalaire,...) de problĂšmes quotidiens. De ce fait, dans les dessins animĂ©s de cette Ă©poque, Dingo n'est jamais appelĂ© par son nom (malgrĂ© sa mention au gĂ©nĂ©rique) mais « George Geef» ou « G.G. Geef », un homme normal Ă  qui il arrive des pĂ©ripĂ©ties. Il porte ce nom dans :

Les films How to Play Baseball (1942), How to Play Football (1944), Hockey Homicide (1945) et Double Dribble (1946) forment un ensemble cohérent. Ils sont tous les quatre basés sur le sport, respectivement baseball, football américain, hockey sur glace et basket ball, et utilisent le procédé de multiples incarnations de Dingo pour chaque rÎle. De plus, les trois derniers rendent hommages aux animateurs ou employés de Disney en utilisant leur nom ou un surnom pour désigner les joueurs. Toutefois, les deux derniers ne font pas partie de la série Comment faire.... Cet ensemble cohérent, ainsi que d'autres productions utilisant Dingo dans le sport, forment une autre facette ou carriÚre du personnage, le Dingo sportif que Flora O'Brien décrypte dans une section spéciale de son livre Walt Disney's Goofy : The Good Sport. Elle indique que cette association avec le sport est liée à la jeunesse de Jack Kinney, athlÚte aguerri et champion de saut en hauteur (La hauteur a plusieurs significations suivant le domaine abordé.) puis membre inconditionnel de l'équipe de softball des studios Disney. Pour la multiplication (La multiplication est l'une des quatre opérations de l'arithmétique élémentaire...) des Dingo, elle précise que c'est la solution trouvée par Kinney pour réduire les coûts liés à l'utilisation de personnages Disney variés. Effectivement, ce ne sont que des déclinaisons de Dingo sans intrusion de Mickey, Donald ou autres.

Le procĂ©dĂ© d'incarnations de Dingo atteint son apogĂ©e (Un apogĂ©e (du grec apogeios : loin de la terre ; apo : loin + gĂȘ :...) dans DĂ©fense de fumer (No Smoking) (23 novembre 1951) dans lequel Dingo, dans un monde de Dingos, tente dĂ©sespĂ©rĂ©ment de se dĂ©barrasser de son addiction (La dĂ©pendance est, au sens phĂ©nomĂ©nologique, une conduite qui repose sur une envie...) Ă  la nicotine (La nicotine (de Jean Nicot) est un alcaloĂŻde prĂ©sent dans les feuilles de tabac...). Le film fait figure Ă©galement d'exception dans la politique des studios Disney, qui avaient pour rĂšgle d'Ă©viter toute polĂ©mique, Ă  une Ă©poque oĂč fumer Ă©tait encore considĂ©rĂ© comme naturel et valorisant.

Flora O'Brien indique que cette facette de Dingo a Ă©tĂ© critiquĂ©e - sans prĂ©ciser par qui - pour avoir « emmenĂ© le personnage beaucoup trop loin de ses racines ». Elle rĂ©pond Ă  cela que c'est pris de nos jours comme un reflet des changements touchant la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine dans les annĂ©es 1950, comme la photographie pour tout le monde, les automobiles, les pĂšres gardant les enfants ou les dĂ©parts en vacances (Les vacances (au pluriel, du latin vacare, « ĂȘtre sans ») sont une...). On peut aussi d'aprĂšs elle y voir une critique de la sociĂ©tĂ© d'alors, Dingo ne respectant pas le code social Ă©tabli depuis des siĂšcles comme les femmes Ă  la maison pendant que les hommes travaillent.

Un univers se développant

En plus de l'apparition de ces séries, le monde autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne...) de Dingo se développe avec l'apparition de nouveaux personnages et d'une famille.

Dingo est le premier antagoniste de l'ours (Les ours (ou ursinĂ©s, du latin Ć­rsus, de mĂȘme sens) sont de grands mammifĂšres...) NicodĂšme (Humphrey) dans Hold That Pose (1950), avant que ce dernier ne continue sa carriĂšre contre Donald.

Dingo a aussi eu dans Man's Best Friend (1952) un animal (Un animal (du latin animus, esprit, ou principe vital) est, selon la classification classique, un...) de compagnie, un chien nommé Bowser.

CÎté bande dessinée, le personnage se constitua au fil du temps une famille nombreuse bien que discrÚte.

En mai 1954, Dingo fut doté d'un neveu, Gilbert, aussi intelligent que Dingo est naïf. Le dessinateur (Un dessinateur est une personne pratiquant le dessin. Le dessin résultant du travail d'un...) italien Romano Scarpa lui inventa en 1957 dans Mickey et le Dingotarzan un frÚre « sauvage » vivant dans la jungle : Dingotarzan).

En 1955, Dingo fait l'objet (De maniÚre générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans...) d'une biographie télévisuelle dans The Goofy SuccÚs Story, dans laquelle la fiction prédomine. Dingo se voit non pas inventé par le studio Disney mais « découvert » par des chercheurs de talents d'Hollywood dans un cinéma (On nomme cinéma une projection visuelle en mouvement, le plus souvent sonorisée. Le terme...), riant de son rire caractéristique. Ce ne serait qu'aprÚs son entrée chez Disney qu'il aurait pris un pseudonyme.

À partir de 1956, les studios Disney stoppent la production rĂ©guliĂšre des courts mĂ©trages et s'orientent vers la tĂ©lĂ©vision (La tĂ©lĂ©vision est la transmission, par cĂąble ou par ondes radioĂ©lectriques, d'images ou de...) qui draine le public des cinĂ©mas. De plus les dessins animĂ©s coĂ»tent alors 75 000 USD chacun, ce qui est difficile Ă  rentabiliser uniquement par une exploitation en salle.

Les années 1960-1980

Durant les années 1960, Dingo n'apparaßt que dans trois courts métrages qui mettent un terme à sa propre série. On peut remarquer le film Dingo fait de la natation (1961) qui remporte un oscar.

La derniÚre apparition importante de Dingo dans un dessin animé (Le dessin animé est une technique de film d'animation. Il est surtout connu pour son succÚs...) date du 22 septembre 1965 dans Goofy's Freeway Trouble, qui n'est autre que la suite de Freewayphobia No. 1, sorti quelques mois plus tÎt.

Dingo ne réapparaßt ensuite en animation qu'en 1983. Toutefois sa carriÚre, comme celle de nombreux personnages de Disney, se poursuit avec la bande dessinée.

Persistance (Persistance (statistiques)Persistance (informatique)en peinture : La...) en bande dessinée

Mais cette annĂ©e 1965 marque le dĂ©but d'une carriĂšre supplĂ©mentaire pour Dingo, celle de super-hĂ©ros. Il apparaĂźt pour la premiĂšre fois en juillet 1965 dans le comic Donald Duck # 102. En octobre 1965, on apprend dans Super Dingo contre le voleur de Zanzipar que Dingo peut prendre les traits de Super Dingo en ingĂ©rant des cacahuĂštes magiques, tout comme son neveu Gilbert devient alors Super Gilbert. Les cacahuĂštes cultivĂ©es par Dingo dans son jardin auraient Ă©tĂ© touchĂ©es par un rayon cosmique (Le rayonnement cosmique dĂ©signe de maniĂšre gĂ©nĂ©rale le flux de particules de haute Ă©nergie...). Le personnage de Super Dingo aura aux États-Unis sa propre sĂ©rie de novembre 1965 Ă  1972.

À partir de 1969, Del Connell et Floyd Gottfredson offrent Ă  Dingo une fiancĂ©e (La FiancĂ©e est un papillon nocturne de la famille des Noctuidae.) nommĂ©e Gloria, une souris plus anthropomorphique que Minnie. Elle est utilisĂ©e rĂ©guliĂšrement jusqu'en 1977 puis ses apparitions deviennent occasionnelles, jusqu'en 1995 oĂč elle disparaĂźt probablement Ă  cause des incohĂ©rences avec la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e La Bande Ă  Dingo.

En 1976, le scĂ©nariste Cal Howard et le dessinateur Hector Adolfo de UrtiĂĄga crĂ©ent la sĂ©rie intitulĂ©e Dingo dĂ©couvre... dans laquelle Dingo prĂȘte ses traits Ă  un certain nombre (La notion de nombre en linguistique est traitĂ©e Ă  l’article « Nombre...) d'hommes cĂ©lĂšbres de l'Histoire pour un bref rĂ©sumĂ© de leur vie : Christophe Colomb, Isaac Newton (Isaac Newton (4 janvier 1643 G – 31 mars 1727 G, ou 25 dĂ©cembre...), GalilĂ©e (GalilĂ©e ou Galileo Galilei (nĂ© Ă  Pise le 15 fĂ©vrier 1564 et mort Ă  Arcetri prĂšs de Florence,...), Ludwig van Beethoven, Johannes Gutenberg, Giacomo Casanova...

En 1979 Disneyland Records édite Mickey Mouse Disco, un album de musique comprenant des versions disco des classiques musicaux de Disney, et dont la promotion est assurée par une compilation de courts-métrages d'animation, sorti le 25 juin 1980.

Le 21 mai 1986, le Français Claude Marin dessine le personnage de Dingo sous l'apparence d'un bĂ©bĂ© (L'onomatopĂ©e bĂ©bĂ© dĂ©signe l'ĂȘtre humain en bas-Ăąge. En...) pour la sĂ©rie BĂ©bĂ©s Disney dont la publication a dĂ©butĂ© dans le numĂ©ro 1769 du Journal de Mickey.

En décembre 1988, le scénariste Bruno Sarda et la dessinatrice Maria Luisa Uggetti inventent à Dingo un cousin aventurier inspiré du personnage d'Indiana Jones : Indiana Ding (Indiana Pipps en version originale italienne).

Retour Ă  l'animation avec le Dingo sportif

En 1980, la sociĂ©tĂ© Disney, fortement impliquĂ©e dans la promotion du sport, crĂ©e un nouveau Dingo sportif, physiquement plus musclĂ© surtout au niveau du torse, avec des dents moins longues et une garde-robe (La Garde-robe ou par faux-anglicisme le dressing ou le dressing room (la chambre d'habillage), est...) sportive. Capitalisant sur les courts mĂ©trages des annĂ©es 1940 Ă  1960, la sociĂ©tĂ© confie Ă  Dingo un nouveau rĂŽle, celui de promouvoir tous les sports. Le principal sport touchĂ© est alors le tennis. Dingo devient la mascotte officielle de l'Ă©quipe olympique française de tennis de 1980. Il est ensuite nommĂ© en 1981 ambassadeur pour l'Allemagne de l'Ouest (L’ouest est un point cardinal, opposĂ© Ă  l'est. C'est la direction vers laquelle se...) du German Sportlife Fund, en 1983 la FĂ©dĂ©ration internationale de tennis annonce Ă  Wimbledon la crĂ©ation de sa premiĂšre compĂ©tition internationale pour enfants, nommĂ©e « Sport Goofy Trophy », qui a lieu au Walt Disney World Resort. Pour F. O'Brien, Dingo subit alors la mode du fitness, devenant plus athlĂ©tique, tout en portant les valeurs que la sociĂ©tĂ© Disney souhaite vĂ©hiculer : « l'imagination, la richesse et la fraicheur de la jeunesse». C'est dans ce cadre qu'est sorti le court mĂ©trage Fou de foot (1987).

En 1983, Dingo fait comme plusieurs personnages de Disney, un retour sur les écrans dans Le Noël de Mickey. Dingo interprÚte le rÎle du fantÎme de Jacob Marley dans cette adaptation du conte Un chant de Noël de Charles Dickens. Dans la tradition de Dingo, John Grant déclare qu'il y fait une frissonnante et incompétente interprétation du fantÎme malgré la prestation vocale d'Hal Smith. Flora O'Brien trouve que ce rÎle est « un étrange renversement de situation » comparé à la prestation de Dingo dans Chasseurs de fantÎme (1937).

En 1988, il est présent dans le long métrage Qui veut la peau de Roger Rabbit, doublé en version originale par Tony Pope.

Les années 1990 et 2000

Le renouveau de Dingo débute en 1990, lorsque Disney lance Goofy Adventures, un magazine entiÚrement dévolu à Dingo, mais le succÚs de cette publication n'est pas au rendez-vous et la parution prend fin avec le dix-septiÚme numéro.

En 1991, le film éducatif Fitness Fun with Goofy reprend des extraits des courts métrages sportifs des années 1950 et 1960 pour faire une séance complÚte d'exercices physiques de 19 min, illustrées par les animations.

Pour ses soixante ans une parade nommée World According to Goofy Parade est organisée dans le parc (Un Parc est un terrain naturel enclos,[1] formé de bois ou de prairies, dans lequel ont été...) Disneyland durant la période estivale et automnale, du 19 juin au 16 novembre 1992.

En revanche, il renoue avec le succĂšs Ă  la tĂ©lĂ©vision avec sa propre sĂ©rie lancĂ©e en 1992 : La Bande Ă  Dingo (Goof Troop). Avec son fils Max et son chat (Le chat domestique (Felis silvestris catus) est un mammifĂšre carnivore de la famille des...) Waffles, il est confrontĂ© Ă  son voisin Pat Hibulaire et Ă  sa famille. Cette sĂ©rie pourrait ĂȘtre la suite des aventures de Georges Geef, dans les courts mĂ©trages des annĂ©es 1950-1960, mais Dingo conserve son nom, son fils s'appelle Max (au lieu de Junior) et sa femme n'est plus prĂ©sente. Deux longs mĂ©trages s'inspireront de la sĂ©rie : Dingo et Max (A Goofy Movie) en 1995 et Dingo et Max 2: Les Sportifs de l'extrĂȘme (An Extremely Goofy Movie) en 2000.

ParallÚlement, Dingo retrouve sa personnalité traditionnelle (sans enfant) dans les séries Mickey Mouse Works (1999-2000), Disney's tous en boßte (2001-2004) et La Maison de Mickey (2006-2007).

Le 4 dĂ©cembre 2006, Disney annonce la production de courts mĂ©trages avec Dingo. En 2007, Dingo est le hĂ©ros d'un court mĂ©trage remettant au goĂ»t (Pour la facultĂ© de juger les belles choses, voir GoĂ»t (esthĂ©tique)) du jour (Le jour ou la journĂ©e est l'intervalle qui sĂ©pare le lever du coucher du Soleil ; c'est la...) la sĂ©rie des Comment faire..., Comment brancher son home cinĂ©ma. Ce court mĂ©trage a Ă©tĂ© diffusĂ© au cinĂ©ma aux États-Unis en premiĂšre partie du film Benjamin Gates et le Livre des secrets mais Ă©tait prĂ©vu avec Il Ă©tait une fois ; en France c'est avec le film Maxi Papa (2008), sans ĂȘtre prĂ©sent sur les supports associĂ©s Ă  ce films.

Analyse du personnage