Isolation des planchers bas : les erreurs à éviter, sources de pathologies

Isolation des planchers bas : les erreurs à éviter, sources de pathologies
26/11/2022 Par acomputer 82 Vues

Isolation des planchers bas : les erreurs à éviter, sources de pathologies

Batirama.com 21/10/20210

Après les murs et les combles, les planchers bas font l’objet d’une étude de l’AQC. Ce chantier d’isolation indispensable est souvent problématique mais les erreurs peuvent être évitées.

Isoler correctement les sous-faces des planchers bas après une rénovation d’un bâtiment demande une connaissance quasi exhaustive des techniques à appliquer.

C’est le constat que l’on peut retirer des douze fiches rédigées par l’Agence Qualité Construction (AQC) et l’agence Envirobat Occitanie et présentées en détail dans son récent retour d’expériences. L’Agence Qualité Construction (AQC) publie en effet, dans le cadre de son Dispositif REX Bâtiments performants (REX BP®), le rapport "l'isolation en sous face des planchers bas en rénovation". Ce travail porte sur des visites de chantiers au cours des 10 dernières années

L’intervention et la mise en oeuvre d'isolation à ces endroits précis des constructions, qu’il s’agisse de caves, parkings, au pire dans les vides sanitaires, permet de réduire une bonne part des déperditions thermiques des ouvrages ; traditionnellement, on cite le ratio de 7 à 15 % selon le type de bâtiment.

Des opérations aisées pour les opérateurs grâce aux hauteurs de plafond

Les opérations sont d’autant plus aisées, indiquent d’ailleurs les auteurs du rapport, que la hauteur de plafond est suffisante pour effectuer les travaux, ceux-ci pouvant même être réalisés en site occupé « sans gêne particulière pour les habitants », sinon de devoir libérer l’espace.

Isolation des planchers bas : les erreurs à éviter, sources de pathologies

À la lecture de ces pages, les praticiens chevronnés s’étonneront certainement des cas rencontrés pour illustrer les défauts mis en avant. Cette consultation des fiches souligne essentiellement que les règles relatives à la continuité d’isolation et à la maîtrise des ponts thermiques sont, dans ces cas tout autant qu’ailleurs incontournables.

Isolation : veiller aux détails et s’adapter à la présence d’équipements

Ainsi, les fiches recommandent de veiller aux détails aussi essentiels que les jonctions entre panneaux isolants, la qualité des liaisons entre l’isolation extérieure verticale des murs et celle de la sous-face de dalle, des retombées de poutres ou des refends.

Surtout, ce document pointe les cas singuliers liés à la présence d’un escalier, de l’ouverture d’une porte juste de la hauteur d’étage et gênée par l’épaisseur d’isolant… Il détaille et donne aussi les solutions pour s’adapter à la présence d’équipements aussi différents que les canalisations (plomberie, assainissement, transfert de granulés….), les rails des portes automatisées de parkings, les vannes des réseaux hydrauliques…

Caves et lieux humides : éviter les pare-vapeur trop étanches

Le remède peut parfois se révéler pire que le mal. En clair, isoler peut produire des pathologies sur les ouvrages, et l’AQC y consacre quelques fiches. Parmi les problèmes posés, celui de la migration de la vapeur d’eau à travers les parois.

La pose d’un isolant avec un pare-vapeur dans des caves humides est typique de ce cas de figure. Tourné vers la zone froide, cette membrane va bloquer le transfert de vapeur, concentrer l’humidité et parfois montrer une condensation en surface.

Les dégâts encourus sont aisément imaginables : moisissures, pourrissement, dégradation du bâti… Pour y remédier sans trop mettre à mal le travail d’isolation, deux réponses sont apportées : poser un isolant nu ou avec une membrane de type très ouverte à la diffusion de vapeur ; et poser une isolation mécanique du volume, à tout le moins, recréer une ventilation naturelle.

Autre cas de figure à regarder avec précision : la traversée de ces volumes en sous-sol par un conduit de fumée. La pose de l’isolant doit évidemment tenir compte de la garde au feu et de la ventilation de la gaine coupe-feu. Des entorses à la continuité d’isolation ici totalement justifiables.

Source : batirama.com/ B. Reinteau