Rambouillet : Une lettre culottée au Premier ministre pour se faire entendre

Rambouillet : Une lettre culottée au Premier ministre pour se faire entendre
13/07/2022 Par acomputer 152 Vues

Rambouillet : Une lettre culottée au Premier ministre pour se faire entendre

Par Philippe CohenPublié le
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Une culotte bleue nuit avec une broderie en liseré doré est arrivée à Matignon, enlaçant un courrier adressé au Premier ministre par le responsable de la boutique de lingerie Armony de Rambouillet (Yvelines).Rambouillet : Une lettre culottée au Premier ministre pour se faire entendre Rambouillet : Une lettre culottée au Premier ministre pour se faire entendre

Passionnée par son métier, Virginie Turc a participé à l’initiative lancée par un collectif de plusieurs centaines de détaillantes en lingerie, intitulée « Action culottée ».

En plein centre-ville de Rambouillet, la commerçante défend un commerce « essentiel » dont l’activité a été bousculé par les confinements successifs.

Virginie a bataillé pour défendre son métier, veiller à ce que les rayons des centres commerciaux voisins ne la concurrencent pas en restant ouvert en permanence, alors qu’elle est réduite au click and collect.

La lingerie, ce n’est pas seulement de la séduction mais surtout de la technique

« La lingerie n’est pas qu’un objet de séduction, c’est très technique. Un soutien-gorge sans armature après une opération, un bonnet profond, un soutien-gorge pour le sport et l’allaitement ne sont-ils pas essentiels ? Dire le contraire ou que le sous-vêtement est selon lié à la séduction est méconnaître notre métier ! » souligne Virginie Turc.

Rambouillet : Une lettre culottée au Premier ministre pour se faire entendre

Pour expliquer que son métier est indispensable dans le domaine à la fois de la santé, du confort et bien-être des femmes, Virginie Turc a envoyé dans son courrier à Jean Castex une culotte shorty de taille 46, bleu nuit avec broderie en liseré doré « très douce. Une culotte qui associe le confort, la séduction et la grande taille et résume bien notre nécessité », décrit Virginie Turc.

« Vous trouverez un élément de la vie quotidienne pourtant considéré comme non-essentiel par votre gouvernement : une petite culotte », écrit dans sa lettre la commerçante qui regrette la fermeture de sa boutique « alors que les règles sanitaires sont respectées, chaque vêtement touché est mis en quarantaine et chez nous, nous maîtrisons mieux que nulle part l’accès à notre magasin, Il n’y a pas attroupement ! « .

Virginie Turc revendique une action dans « la bonne humeur, sans pleurnicher qui montre que nous avons du caractère et aimons notre métier. D’autre part, les clientes ne peuvent acheter sans voir et ont besoin de nous en cabine, de la connaissance de la morphologie de la cliente. C’est tout le contraire de la vente à distance ».

Actuellement, Virginie Turc se cale sur les horaires de click and collect des autres commerçantes vestimentaires de la rue principale de Rambouillet : « Nous sommes attachées au centre ville et avons besoin les uns des autres ».

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