Royal Enfield Himalayan : c'est officiel !

23/10/2022 Par acomputer 395 Vues

Royal Enfield Himalayan : c'est officiel !

Un scrambler mû par un monocylindre de 410 cm3, 24 ch et 182 kg

L'importation en France reste cependant hypothétique, à cause de l'alimentation par carburateur

Depuis le temps que ses photos "volées" inondaient la Toile, maintenant, ça y est : Royal Enfield a intégré l'Himalayan sur son site internet avec des photos et une fiche technique officielle.

L'enjeu n'est pas mince, car pour Royal Enfield, il s'agit d'une toute nouvelle plateforme. La gamme, en effet, était constituée autour des modèles Bullet Standard, Classic et Continental GT avec, selon les versions, des moteurs en 350, 500 et 535 cm3.

Une moto pleinement adaptée au marché indien

Or, Royal Enfield est en pleine croissance. Pour résumer, la firme qui produisait péniblement 30.000 modèles par an (quand même) il y a dix ans aujourd'hui, vise désormais les 600.000 unités en 2016 et n'ambitionne pas moins que de devenir un acteur majeur de la moyenne cylindrée, avec une troisième usine en construction en Inde et l'ouverture d'un centre de R&D en Grande-Bretagne.

Cette stratégie de viser les 900.000 unités à l'horizon 2018 / 2020 passera par un bicylindre vertical de 700 ou 750 cm3 d'ici peu, mais pour l'instant, l'Himalayan est un relais de croissance.

Cette moto est essentielle car, sur son marché intérieur, une classe moyenne d'Indiens découvre les joies du voyage à moto et sillonne l'Himalaya en long, en large et surtout en travers. Or, vu l'état des pistes, un vrai trail ou à défaut, une moto façon Scrambler dont la hauteur de selle (800 mm) et la morphologie sont plus adaptées aux demandes locales, est plein de sens : d'où la roue avant de 21 pouces chaussée par un fin pneumatique en 90/90 et les 220 mm de garde au sol, afin de pouvoir passer facilement sur des pistes défoncées. Le silencieux en position haute transformera les (petits) passages de gués en simple formalité.

Un nouveau moteur 410

Royal Enfield Himalayan : c'est officiel !

Le monocylindre de 410 cm3 (78 x 86 mm) dispose et c'est nouveau chez Royal Enfield, d'un radiateur d'huile. Si sa puissance de 24,5 ch peut sembler modeste, n'oublions pas que les 500 Classic développent 28 ch et que la 535 Continental GT en développe 29 ! De fait, c'est son caractère typé "longue course" et le couple disponible très tôt qui seront garants de l'agrément et du charme "à l'ancienne" de cette moto.

Bien que volontairement "basique" dans son approche, la Royal Enfield Himalayan offre à son pilote un tableau de bord complet.

Jugez plutôt : aucune Royal Enfield n'a jamais été aussi bien équipée, puisque l'on note un compte-tours où apparaît une zone rouge à 6500 tr/mn, une jauge à essence, un cadran digital faisant apparaître une boussole et dans le bas du compteur gradué jusque 160 km/h, on note la présence d'une horloge, d'un indicateur de température extérieure et du rapport engagé. Il y a même une commande de warnings ! De même, l'Himalayan ne s'interdit pas quelques petites coquetteries : feu arrière à LEDs, durite de frein avant type "aviation", large sabot moteur en aluminium, béquilles centrale et latérale.

Manufacturés par le pneumaticien indien CEAT, le dessin des pneus mixtes semble fortement inspiré des Pirelli MT-60, qui équipent, entre autre, les Ducati Scrambler.

Parée pour l'aventure

Si quelques commentaires ont déjà fusé sur son esthétique ne correspondant pas vraiment à aucuns des canons actuels du marché, la Royal Enfield Himalayan n'en a probablement que faire et l'essentiel, c'est qu'elle ait un peu la tête de l'emploi. Fine à l'entrejambe avec une selle longue, elle a l'air d'offrir une position de conduite relaxante et assez naturelle.

Son porte-bagages de série (équipé de plusieurs ergots) et l'espace disponible au dessus de la roue arrière permettront d'embarquer des bagages conséquents. Un saute-vent fournira une petite protection contre les intempéries et une armature métallique protège le réservoir en cas de chute. Celui-ci a une capacité de 15 litres ce qui, combiné avec la légendaire sobriété du moteur indien, garantit pas loin de 400 kilomètres d'autonomie. Le moteur devrait permettre une vitesse de pointe aux environs de 130 km/h, ce qui est largement suffisant en Inde, où rouler à 70 km/h sur autoroute (voir code de la route) relève parfois de l'exploit et où la moyenne horaire sur les pistes de l'Himalaya est souvent inférieure à 30 km/h.

Bref, cela ne fait aucun doute que la Royal Enfield Himalayan devrait être un carton commercial chez elle, tant elle paraît adaptée aux usages.

Et chez nous, alors ? Dans l'état, on a du mal à la voir passer les normes Euro 4 avec l'alimentation par carburateur. Néanmoins, les Indiens peuvent probablement lui adapter l'injection électronique équipant déjà les 500, ainsi qu'un ABS.

Tiens et si c'était elle la 500 XT moderne ?

Fiche technique Royal Enfield Himalayan

Disponibilités / Prix

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