Connaissez-vous vraiment la slow fashion ? L'influenceuse Juliet Bonhomme nous initie

Connaissez-vous vraiment la slow fashion ? L'influenceuse Juliet Bonhomme nous initie
21/01/2023 Par acomputer 79 Vues

Connaissez-vous vraiment la slow fashion ? L'influenceuse Juliet Bonhomme nous initie

La mode, Juliet Bonhomme connaît bien. C’est même une de ses passions, à laquelle elle a d’ailleurs longtemps consacré une grosse partie de son budget. « Lorsque j’étais étudiante, j’achetais des vêtements et des accessoires non-stop, confie-t-elle. J’étais toujours à l’affût des dernières tendances, je ne loupais aucune solde… Je dépensais parfois plusieurs centaines d’euros par mois.» Mais ce temps-là est révolu… Ou disons plutôt que les temps ont changé : si la passion de la jeune femme pour la mode reste intacte, sa façon de la consommer a, elle, radicalement évolué. « Je n’ai pas soudainement réagi après avoir vu un reportage choquant ou lu un article bouleversant.

La prise de conscience a été progressive. Mais, alors que je voulais lancer un blog sur la mode, j’ai senti au fond de moi que quelque chose coinçait… J’ai compris que toutes ces informations sur l’industrie textile - l’utilisation de produits chimiques, leur impact sur l’environnement, les conditions de travail de ceux qui confectionnent les vêtements… - , que j’avais accumulées durant des années, me tombaient soudain dessus. J’étais incapable de garder les yeux fermés et de promouvoir cela. »

En parallèle, s’est déroulé un stage auprès de The Lemon Spoon, qui prône un mode de vie plus durable. « Grâce à mon passage dans cette association, où je travaille toujours, ma façon de consommer a totalement changé. Depuis deux ans, viser le zéro déchet est devenu une de mes priorités, tout comme inspirer les autres à le faire (via son compte Instagram entre autres, NDLR). Et cela passe aussi bien par mon assiette que par mon dressing : aujourd’hui,je n’achète plus de produits de fast fashion. »

En quoi consiste la slow fashion ?

C’est littéralement l’opposé de la fast fashion. La slow life, c’est un mode de vie qui nous incite à ralentir, aussi bien au niveau de la production des choses que de leur consommation. Il s’agit de contrecarrer nos habitudes de consommation, très ancrées dans nos sociétés modernes, où l’on a tendance à se tourner vers des produits bon marché, de moindre qualité, et dont la durée de vie est limitée.

La slow fashion se veut plus durable, plus juste, plus transparente, plus écologique, elle entend ne nuire ni à l’Homme ni à la planète. Elle prend en compte tous les pôles de la vie d’un vêtement : comment il est fabriqué, transporté, vendu, porté, entretenu, recyclé… Cela englobe la seconde main, l’upcycling, le recycling, le DIY, la location, l’achat de marques éthiques, écologiques, locales… Toutes des pratiques qui évitent de verser dans la consommation jetable.

Comment s’y mettre ?

Connaissez-vous vraiment la slow fashion ? L'influenceuse Juliet Bonhomme nous initie

D’abord, en arrêtant d’acheter (rires). Nos vêtements les plus durables, ce sont ceux que l’on possède déjà. La première chose à faire donc, c’est le tour de sa garde-robe et trier. On met d’un côté tout ce que l’on porte régulièrement – je pense qu’on ne porte pas plus de 30 à 40 % des pièces que l’on a ! -et de l’autre, ce que l’on ne porte jamais ou plus. On voit alors ce que l’on en faire : on peut les recycler, les transformer, mais aussi les donner, les échanger ou les revendre. Mais, ne jamais jeter ! Ensuite seulement, on peut recommencer à acheter, en se tournant vers du durable, de l’éthique, du local…

Le plus simple pour démarrer, surtout si on a un budget limité, c’est la seconde main : les boutiques de fripes, les marchés aux puces, les brocantes, les vide-dressing… Et bien sûr, les sites et applications spécialisés. On peut notamment trouver des vêtements vintage d’excellente qualité, qui ont été confectionnées à une époque où ils étaient pensés pour durer. La location est également une chouette option. Et quand on a un budget plus élevé, on peut se tourner vers du neuf, mais en se focalisant sur des marques éthiques et durables comme le label belge de Charlotte Mounzer, Emsé Studio, qui crée des pièces neuves à base de tissus non utilisés par les grandes maisons de couture, ou les baskets Veja.

Comment dénicher de bonnes pièces en seconde main ?

Il faut d’abord regarder la composition des vêtements. Eviter les matières synthétiques, l’élasthanne, la viscose… En machine, elles évacuent des micro-plastiques qui vont aller polluer les océans. Et puis, la qualité des vêtements est moindre. Il vaut mieux se tourner vers des matières naturelles comme le coton, la laine, le lin… Je prête également attention aux marques, même si cela ne veut pas toujours dire grand-chose. Mais je constate malgré tout qu’un jean d’une marque historique comme Levi’s, même vieux, acheté dans une friperie, dure bien plus longtemps que ceux bon marché d’enseignes de fast fashion.

Trouve-t-on vraiment tout en seconde main ? Qu’en est-il des sous-vêtements, des chaussettes, des bas, des accessoires ?

Effectivement en seconde main, ce n’est pas toujours évident. Pour les sous-vêtements et les chaussettes, je conseille de se tourner vers des marques durables et éthiques. Je pense notamment à Organic Basics pour des soutiens et slips, ou à Kalyora pour des maillots de bain. Pour ce qui est des accessoires, sacs ou chaussures, on trouvera plus de choix en ligne. On trouve aussi pas mal de marques dans des espacesd’économie circulaire comme Yuman, sur la chaussée de Charleroi, à Bruxelles. Je suis partagée par contre quant aux outlets, mais c’est très personnel : même si on peut y faire de belles affaires, y dénicher des pièces jamais portées de collections passées, cela équivaut toujours pour moi à acheter du neuf.

L’un des désavantages de la seconde main, c’est aussi qu’on n’y trouve pas forcément toujours les pièces qu’on aime à sa taille…Pour éviter les frustrations, les applications en ligne comme Vinted sont une bonne alternative car on peut y filtrer ses recherches, notamment par la taille. Mais en fouillant, on peut quand même dénicher des pépites dans des enseignes physiques comme Les Petits riens, Oxfam ou Think Twice, qui ont plusieurs adresses et un large choix.

Si on veut se trouver une tenue de fête, où va-t-on ?

On emprunte aux copines (rires). Sinon, la location est selon moi un bon plan : des enseignes comme Coucou ou Le Derrière proposent un vaste choix. Si on préfère acheter, on peut se tourner vers les friperies de luxe comme les Enfants d’Edouard, ou Rose Tendre, dans le quartier du Sablon. Sinon, encore une fois, on peut trouver des pépites en ligne, sur Vinted ou sur Vestiaire collective par exemple.

Instagram : julietbonhomme.

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