Loire-Atlantique : elles créent une lingerie pour les femmes atteintes du cancer du sein

Loire-Atlantique : elles créent une lingerie pour les femmes atteintes du cancer du sein
14/01/2023 Par acomputer 110 Vues

Loire-Atlantique : elles créent une lingerie pour les femmes atteintes du cancer du sein

Par Laurent Fortin Publié lemis à jour le 14 Mai 20 à 13:42L'Hebdo de Sèvre et MaineVoir mon actu

Atteinte d’un cancer du sein, Catherine Cormerais était la première concernée par le besoin « de retrouver sa féminité« . Mais pas la seule. L’habitante de Clisson se fait la porte-parole de celles qui ont subi mastectomie, double mastectomie ou tumorectomie. Outre les conséquences corporelles et les traitements, s’ajoutent l‘impact psychologique.

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Un créneau oublié

Si des marques se sont déjà penchées sur le sujet. Et créées des lignes de dessous spécifiques, « l’existant est loin d’être satisfaisant« , estime Catherine Bondu, ancienne préparatrice en pharmacie qui a pu apercevoir la détresse de ces femmes en officine, quand elles essayaient « une corseterie plus médicale que vestimentaire« .

complète-t-elle.

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Les deux femmes de Clisson se sont donc fixé le défi d’améliorer la mode. L’aventure a donc commencé l’été dernier.

s’émeut Catherine Cormerais qui confie avoir imaginé une gamme il y a trois ans en sortant d’opération. Avec une styliste et une jeune professionnelle en marketing, Chloé Duffay, elles ont travaillé sur le confort et la coquetterie.

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détaille la plus jeune du trio.

Confectionné à Clisson

Les premiers pyjamas longs, les caracos-shorts, les nuisettes et les déshabillés viennent de sortir de la Manufacture de Clisson (ex-Lethu-Regence). Un atelier textile dont elles partagent les locaux.

exprime cette équipe qui a déjà créé en septembre Embell’vie, un institut qui propose de multiples services bien-être aux femmes atteintes de cancer (socio-esthétique, dermopigmentation, prothèses capillaires, lingerie adapté…). Un circuit court qui leur permet d’afficher des prix modérés (de 90 euros le déshabillé à 130 euros le caracot short).

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Celles qui ont investi leurs propres deniers dans cette création, espèrent pouvoir récupérer leur mise. Et un peu plus pour relancer d’autres collections. Elles ont lancé une cagnotte pour les accompagner financièrement. Pour l’instant, les achats ne sont possibles que sur Internet ou à la boutique Embell’vie, zone de Tabari, à Clisson. Elles espèrent toucher des points de distribution. L’INPI, où un brevet a été déposé, les a encouragés, estimant qu’elles n’avaient pas de concurrent en France. Un pays où le cancer du sein est malheureusement le plus fréquemment observé chez les femmes : en 2018, 58 459 nouveaux cas avaient été détectés.

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